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Au plus fort de la crise congolaise, un syndicaliste (le client est devenu un ami) bien introduit dans les sphères d’influence de Brazzaville sollicite mes services dans un café dakarois. Il m’interpelle en des termes fort pathétiques, mais de bonne augure pour le Congo: “Babacar, je pense créer un mouvement citoyen qui va réfléchir et agir pour le Congo d’abord. Qu’est-ce que t’en penses?”. Mon premier niveau de réponse fut intérieur. ”Vendre” le label Le Sénégal d’abord à mes compatriotes, hommes politiques, société civile, artistes, hommes de médias, chauffeurs et apprentis de cars rapides… Le bruit courait dans les chaumières et autres palaces de Dakar. Les passeports diplomatiques des généraux Mouhamadou Keïta et Mamadou Seck, membres du bureau des Assises nationales, auraient été annulés par le pouvoir. À l’origine du courroux de l’Etat à l’endroit de ces anciens patrons de l’Armée sénégalaise, il y a «la divulgation de secrets-défenses et la violation de serments». Du côté des «Assisistes», on dénonce une injustice et s’interroge sur les soubassements d’un tel acte.
Les représailles contre les Assises nationales se poursuivent. Après les intimidations qui ont fini par avoir raison de la détermination de Babacar Ndiaye et Jean Pierre Dieng, c’est au tour de deux figures symboliques de ce forum présidé par Amadou Makhtar Mbow de subir les foudres du régime. Selon des sources dignes de foi, les généraux Mouhamadou Keïta (rapporteur général des Assises) et Mamadou Mansour Seck se sont vu retirer leur passeport diplomatique. Une information qui circule au ministère des Affaires étrangères et qu’un haut fonctionnaire du département de Cheikh Tidiane Gadio confirme de façon évasive, en déclarant : «Seuls les ministres et les diplomates de hiérarchie A ont droit aux passeports diplomatiques». Et notre interlocuteur d’ajouter que c’est par dérogation que d’autres personnes peuvent bénéficier du précieux sésame. «Ce qui veut dire qu’à tout moment, on peut annuler les titres de voyage de ces derniers», conclut-il.
À l’origine de la rebuffade de l’Etat Pour comprendre le raidissement du pouvoir à l’encontre des organisateurs des Assises nationales, nous avons recueilli l’avis d’un fin connaisseur des rouages de l’Etat et de la diplomatie sénégalaise. Sous couvert de l’anonymat, il croit savoir que Mouhamadou Keïta et Mamadou Seck ont violé le secret-défense du Sénégal, en même temps que le serment qu’ils avaient fait en tant que chef d’état-major général de l’Armée sénégalaise. «Mais, aussi bien au Sénégal qu’à l’étranger, ils ont été à l’origine de certaines fuites sensibles en parlant de la sécurité intérieure du pays», argue-t-il. Pour étayer son propos, notre interlocuteur cite les discours des deux généraux sur la Casamance où sévissent la rébellion du Mfdc et le trafic de drogue. Qui plus est, du côté du pouvoir, on accuse Keïta et Seck d’utiliser ce sésame (passeport diplomatique) pour faire de la politique en sillonnant le monde… Les «Assisistes» dénoncent La confiscation des passeports diplomatiques des deux généraux est confirmée par les autres membres des Assises nationales. Le professeur Penda Mbow qui fait partie de la cellule de communication, affirme que les concernés n’ont pas voulu en parler publiquement, parce ce sont des gens dignes, intègres et chevaleresques. Et l’historienne de dénoncer une injustice inacceptable. «Pourquoi eux et non les autres ?», s’interroge-t-elle, sur un air dépité. En insistant sur le fait que des «commerçants et des marabouts bénéficient de passeports diplomatiques», alors qu’on en prive «des généraux qui travaillent pour le pays». Source: L'observateur
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Vendredi 31 Octobre 2008Poster un commentaire
L’ancien défenseur international italien champion du monde en 1982, et ex-coach des espoirs italiens vainqueurs de la coupe d’Europe en 2004, Claudio Gentile déclare sa flamme aux Lions. «Oui, je suis candidat» pour la succession de Lamine Ndiaye, nous a confié au téléphone le technicien italien qui dévoile déjà les grands axes pour la reconstruction d’une «équipe compétitive».
Nous avons eu vent de votre candidature au poste de sélectionneur des lions, pouvez-vous confirmer ou infirmer ? Oui, je confirme ma candidature au poste de sélectionneur de l’équipe nationale du Sénégal. Je serai candidat. J’ai beaucoup de considération pour le football sénégalais. Je suis intéressé par la gestion de l’équipe nationale du Sénégal. Je pense que c’est possible de rebâtir une équipe compétitive et de reconstruire dans le futur le football sénégalais. C’est un projet que je trouve intéressant. Connaissez-vous bien le football africain en général et sénégalais en particulier pour pouvoir apporter des solutions ? Je connais beaucoup de jeunes joueurs sénégalais qui évoluent en France et à travers l’Europe et je pense que c’est possible de bâtir une bonne équipe. Il suffit juste d’inculquer aux joueurs la mentalité de gagneur. Il faut travailler pour améliorer aussi la qualité technique des joueurs. De manière générale, les Sénégalais sont de bons joueurs : c’est l’aspect technique qu’il faut travailler un peu. Ils ont des joueurs de qualité, mais le plus important sera de travailler l’aspect tactico-technique, surtout la défense. C’est très important pour gagner. C’est ce qui fait d’ailleurs la force des équipes italiennes. La rigueur défense est fondamentale. Quand une équipe a une bonne défense, elle peut réussir quelque chose. Je pense que ce qui fait ma différence par rapport aux autres entraîneurs, c’est la marque italienne. Aujourd’hui, les techniciens italiens qui travaillent en Europe et partout sont considérés comme les meilleurs au monde. Financièrement, que vaut l’ancien mondialiste, champion d’Europe en petite catégorie avec l’équipe nationale d’Italie des moins de 21 ans ? J’ai travaillé avec l’équipe des moins de 21 ans et j’ai gagné la coupe d’Europe (en 2004) puis la médaille olympique en Athènes (en 2006). J’ai aussi en tant que joueur gagné la coupe du monde (en 1982), mais l’aspect financier n’est pas le plus important. L’essentiel c’est le projet pour le développement du football sénégalais. Source: L'observateur Tags associés : Claudio, gentile, candidat, succession, lamine, ndiaye, «comment, batir, equipe, competitive»
Vendredi 31 Octobre 2008Poster un commentaire
SOUTENUS PAR LARCHITECTE PIERRE « ATEPA », DES OUAKAMOIS MANIFESTENT CONTRE LA SPECULATION FONCIERERéunis au sein de l’Association pour la défense du littoral, jeunes, pêcheurs, mareyeurs, notables, soutenus par l'architecte Pierre Goudiaby Atépa, ont manifesté, hier, pour protester contre l'occupation anarchique du domaine maritime. Une réserve foncière très convoitée sur laquelle 7000 m2 auraient été cédés á «un Khalife général». Une occasion saisie par l'architecte pour présenter un plan d'aménagement du site dénommé: «Espace 888».'Association pour la défense du littoral est en croisade contre les occupants du domaine public maritime. Et pour le manifester, elle a organisé, hier, près de la Mosquée de la divinité, endroit où des engins procèdent à un terrassement, une réunion d’information qui a vu la participation des jeunes, des notables, des mareyeurs et des pêcheurs. Ils étaient tous venus pour, disent-ils « sauver le seul espace de la Corniche qui permet encore de voir la mer ». Et parmi les « prédateurs » qui se sont accaparés du domaine public maritime, Mansour Sora Wade et ses camarades citent sans le nommer « un khalife général d’une confrérie ». A les en croire, « ce khalife a reçu 7000m2 pour un projet de 300 millions ». « Le seul axe qui reste pour avoir une très belle vue sur le littoral, il ne faut pas qu’on y touche », martèlent les manifestants qui se disent déterminés à user de tous les « droits » pour arrêter les travaux. En lançant un avertissement à l’endroit des autorités, ils en appellent également au « respect du Code de l’environnement ». Seulement, les populations tiennent à préciser que leur action n’est dirigée contre personne. C'est une action citoyenne, car disent-ils, «l'aménagement du territoire est une affaire de tous et le littoral est pour tout le monde». Venu soutenir les populations, l'architecte Pierre Goudiaby Atépa a rappelé qu'il se bat depuis 30 ans pour la conservation du domaine public maritime. Il a par la même occasion invité ses pairs architectes á s'investir pour la préservation du domaine public maritime. Estimant que «neuf fois sur dix, le président Wade est abusé», l'architecte évente les procédés des «prédateurs» : «Ils se partagent les terrains et y incluent un marabout á son insu pour que personne n'ait rien á dire». Pierre Goudiaby Atépa a aussi profité de la rencontre pour présenter son projet d'aménagement du site dénommé : «Espace 888», c'est-á-dire de la distance de 888 mètres qui sépare la Mosquée de la divinité aux habitations. Un espace qui pourrait abriter, si bien sûr les autorités prennent en compte ses suggestions, une promenade aménagée, une salle de cinéma entre autres. «C'est ce genre d'aménagement qu'il faut dans ce genre d'endroit», dira l'architecte. Source: le Populaire Tags associés : Soutenus, larchitecte, pierre, atepa, ouakamois, manifestent, speculation, fonciere
Vendredi 31 Octobre 2008Poster un commentaire
Le président de la République, le Premier ministre et le ministre de l’Economie et des Finances ont passé outre les règles de passation de marché, pour faire passer un avenant d’un montant de 100 milliards de francs Cfa de la Société nationale d’électricité (Senelec). Une somme destinée à la réalisation de la deuxième centrale de 125 Mégawatts de la Senelec et pour laquelle, ces autorités ont tordu la main à la Direction centrale des marchés publics (Dcmp) qui avait rejeté la demande de la Senelec, jugée illégale. Va-t-on vers le retour du gré à gré sans conditions dans l’attribution des marchés publics sénégalais ? Cette question se justifie par un précédent «dangereux» posé avec un marché de la Senelec pour un avenant de 100 milliards de francs Cfa. Cela, avec la bénédiction du chef de l’Etat, son Premier ministre et le ministère de l’Economie et des Finances, qui s’est opposé, sans succès à cette procédure qui bafoue les règlements du Code des marchés. Ces hauts responsables ont imposé à la Direction centrale des marchés publics (Dcmp) l’autorisation d’un avenant de 100 milliards à la Senelec pour la réalisation d’une deuxième centrale d’achat de 125 MW. Or, la proposition de la Senelec pour cet avenant de 100 milliards de francs Cfa, avait été rejetée par la Dcmp, un organe du ministère de l’Economie et des Finances chargé d’effectuer un contrôle a priori sur les procédures de passation des marchés. Et pour justifier cet avis défavorable, la Dcmp indique que les arguments invoqués par la Senelec pour conclure un avenant initial ne sont pas prévus par le décret 2007-545 du 25 avril 2007 portant Code des marchés publics. Autre motivation de cet organe de contrôle : les dispositions des articles 23 et 24 du Code des marchés publics prévoient qu’aucun avenant ne peut dépasser 30% du montant du marché initial. Ainsi, il a été recommandé à la Senelec de passer un appel d’offre ouvert pour une deuxième centrale de 125 Mw. Une démarche qui n’agrée pas la Senelec, qui proteste contre ce rejet de la Direction centrale des marchés publics, devant le Comité de règlement des différends de l’Autorité de régulation des marchés publics. C’était le 30 mai 2008. Sans grand succès, car dans un avis du 11 juin 2008, le Comité de règlement des différends confirme le rejet de la demande de la Senelec par la Dcmp. Seulement, la Senelec a un allié de taille, car son avenant de 100 milliards lui sera accordé «suite aux instructions de Monsieur le président de la République», données au Premier ministre qui, à son tour, a donné instruction au ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances «de faire autoriser, à titre exceptionnel, la signature de l’avenant» en question. Ainsi, des membres du Conseil de régulation de l’Autorité de régulation des marchés publics ont été surpris, trois mois plus tard, de recevoir, en ampliation, une lettre du directeur de la Dcmp adressée au directeur de la Senelec et autorisant l’avenant qu’il avait refusé. C’était le 18 septembre dernier. De quoi faire sauter au plafond les inconditionnels de la bonne gouvernance. Des personnalités, outrées par une telle démarche, soulignent que la Dcmp a marqué «son accord pour la conclusion dudit avenant» en se fondant sur aucune base légale et en piétinant la réglementation des marchés publics. Même si, apprend-on, au ministère des Finances, il a été exigé des instructions écrites de la part du Premier ministre. En tout cas, précise un de nos interlocuteurs, «cet acte du Premier ministre et couvert par le président de la République constitue un précédent dangereux, car il est manifestement illégal dans la mesure où, du point de vue du droit, les décisions prises par le Comité de régulation des différends ne peuvent être remise en cause que par le juge». D’autres observateurs ajoutent que du point de vue économique, «ce précédent constitue une image de la mal gouvernance face à une raréfaction des ressources publiques et face à la crise mondiale qui n’épargnera sans doute pas l’aide publique au développement. Cet acte fragilise totalement le consensus qui primait dans la mise en place du Code des marchés». Quoiqu’il en soit, «cette opération des autorités publiques n’est rien d’autre qu’une manifestation d’une volonté de retourner vers le gré à gré sans condition qui avait été éradiqué du Code des marchés. Ce qui ne constituerait pas un bon exemple pour l’administration qui sera amenée à faire de même». D’ailleurs, un membre du Conseil de régulation des marchés publics, répugné par cette démarche, a saisi par courrier le Coordonnateur du Forum civil, pour l’informer, ou plutôt dénoncer, cette gifle aux règles de transparence, car «l’Etat n’a plus droit au recul face aux efforts sans commune mesure que les bailleurs sont en train de déployer pour l’accompagner dans les réformes souhaitées dans le domaine des finances publiques». Aussi des membres du Conseil de régulation, surtout les représentants de la société civile et du secteur, menacent-ils de se retirer de la structure, si les autorités persistent sur leur décision de signer l’avenant. Cet avenant est destiné à l’achat d’un matériel qui était déjà utilisé en Afrique du Sud. Seulement, au moment où le Sénégal devait l’acquérir, grâce à l’intermédiaire d’un Espagnol, ce matériel n’était plus en service. Source: Le Quotidien Tags associés : Achat, dune, centrale, charbon, senelec, wade, impose, gre, milliards
Jeudi 30 Octobre 2008Poster un commentaire
LA CHASSE AUX PRO-MACKY FAIT UNE NOUVELLE VICTIME : Le bâton de Wade s'abat sur Mbaye NDIAYE
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